Aller cueillir les plantes, qu’elles soient sauvages ou domestiquées, n’est pas un acte anodin. D’ailleurs aucun acte n’est anodin, mais ça c’est une autre histoire.

La cueillette demande respect et humilité. D’abord parce que ça fait du bien. Et aussi parce que la Nature, dont nous faisons partie, a un droit fondamental au respect. D’ailleurs elle n’hésitera pas à nous le rappeler. Même si les plantes, ces êtres calmes et immobiles, peuvent paraître inoffensives et à notre merci, il ne faut pas oublier qu’elles ont leur caractère propre. Une ortie effleurée du dos de la main ou une ronce approchée d’un peu trop près ne tarderont pas à nous le remémorer. L’énergie (qu’elle soit positive ou négative) que nous insufflons  aux choses que nous faisons finit toujours pas nous revenir. Alors autant aller cueillir en paix en plein de bonnes intentions.

Cela étant dit, venons-en au concret.

  • Préserver le lieu de cueillette.  Il faut toujours veiller à ne pas piller une population de plantes. Quelle quantité cueillir ? Prélever uniquement ce dont nous avons besoin, quitte à revenir une autre fois, c’est assurer la pérennité des espèces et donc de nos cueillettes. Cela se fait en conscience. Prenons soin aussi des plantes rares et protégées, laissons les en paix, et dans quelques années peut-être pourrons-nous  les cueillir à nouveau. Soyons aussi vigilant où nous mettons les pieds et autant que possible évitons de trop piétiner ou écraser sur notre passage. Il est parfois préférable d’utiliser un couteaux ou des ciseaux pour éviter de déraciner une plante en tirant un peut trop fort dessus.
  • Récolter des plantes saines. Attention à ne pas récolter de plantes polluées, pollution qui se retrouverait dans notre corps après consommation. Évitez donc le bord des routes trop fréquentées, les abords des champs cultivés (forts risques d’utilisation de pesticides), les endroits qui semblent visités par des chiens ou autres animaux (peu de risque d’attraper une maladie mais ne provoquons pas le destin) ainsi que les zones qui peuvent être polluées (anciennes déchetteries…). Évitons aussi les plantes malades pour des raisons évidentes.
  • Dans le doute abstiens-toi. Si tu as la moindre hésitation sur l’identité ou la comestibilité d’une plantes ne prends pas de risque inutile.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle et joyeuse cueillette.

Noisettes